Redynamisation des commerces de proximité

lundi 2 avril 2018
Redynamiser les commerces de proximité par le digital

Redynamisation des commerces de proximité et outils de communication



Bonjour à tous !


Dans le cadre de mon projet de valorisation des commerces de proximité en banlieue parisienne, je prends beaucoup de temps à lire différents articles et textes de lois sur les questions de désertifications des commerces en centre-ville.

Des chiffres significatifs indiquent que les villes de moins de 50 000 habitants ont vus leurs commerces de centre-ville baisser de 7% depuis 2004, et de 9% pour celles ayant une population de 50 000 à 200 000 habitants. Seules les grandes villes, de plus de 500 000 habitants comme Paris, Lyon, Marseille (etc.) connaissent un accroissement de leurs commerces de proximité en centre-ville (source INSEE).


Ces données sont assez significatives de la perte de vitesse des commerces de proximité.
Nombre sont les fois où, lorsque je ma balade dans les villes de l’agglomération Paris-Saclay, j’ai vu sur mon passage, des locaux commerciaux vides, en vente, ou location.

Comme je l’abordais dans l’article sur la commune de Villebon sur Yvette, la présence de zones commerciales présentes en périphérie de certaines villes, (regroupant l’alimentation générale, le prêt-à-porter, des lieux de restauration) ont eu un impact sur la présence des petits commerces en centre-ville. Ainsi, on voit disparaître dans certaines communes les librairies indépendantes, les magasins de sport, les jardineries, les magasins de bricolages indépendants ect...

Pourtant, ces petits commerces et leurs commerçants dynamisent et anime la vie locale d’une commune et améliore son cadre de vie en créant du lien social.


Plusieurs actions au niveau nationale œuvrent à la conservation des commerces en centre-ville Elles sont menés par exemple par la Fédération Nationale des Centre-Ville, les Vitrines de France, « Je loue une boutique.com », la chambre des commerces et de l’industrie (…).

Courant 2017, l’Etat a lancé un plan national : « Action cœur de ville », ayant pour but de redynamiser les communes dites moyennes (entre 20 000 et 100 000 habitants) afin de les rendre plus attractives. Pour ce faire, un budget de 5 milliards d’euros a été mobilisé pour l’habitat, le commerce, la création d’emplois, les transports, la mobilité, l’offre éducative, culturelle et sportive, la qualité des sites d’enseignements, le développement des usages des outils numérique (…).

Deux axes de ce plan ont attiré mon attention : le premier est le développement de nouvelles offres commerciales en centre-ville. Il permettra de faciliter l’implantation de nouveaux commerces en rendant plus accessible et en simplifiant les normes en matière d’urbanisme commercial. Aussi, il mettra en œuvre des mesures permettant à ce que les lieux de commerces vacants soient plus accessible financièrement et développera les baux de courte durée.


Les baux de courte durée permettraient, aux autoentrepreneurs non domiciliés ou e-commerçants, de faire connaître leur activité sur de plus ou moins long terme et ainsi être en lien direct avec leurs (futurs) clients.


On pourrait imaginer par exemple qu’une nouvelle marque de prêt-à-porter, présente uniquement sur le web, puisse exposer sa marque sur une courte durée, en changeant régulièrement de commune pour attirer une nouvelle clientèle et crée un lin privilégier avec sa celle-ci.

Le deuxième axe du plan qui a attiré mon attention est l’intégration du digital dans le business modèle des commerçants. La Chambre des Commerces et de l’Industrie élaborera avec les commerçants des villes moyennes, faisant partie du plan « Action Cœur de Ville » des stratégies digitales (sites web, e-référencement) leur permettant d’accroître leur visibilité.

En effet, une meilleure visibilité passe inévitablement par la présence de ces commerces sur internet (site web) et les réseaux sociaux (Facebook, Instagram…).

Le week-end dernier, j’ai rencontré à Marcoussis David, créateur de "La lumière d’Essences" (5 places de la République + de détails dans un prochain article sur la ville de Marcoussis) qui m’expliquait avoir résisté à l’appelle des réseaux sociaux un certains temps avant de s’y mettre.

Il reconnaît que cela lui a octroyer une meilleure visibilité, mais aussi, un contact privilégié avec ses clients et partenaires. Il fait d’ailleurs le constat que lorsqu’il partage sur ses réseaux sociaux des opérations commerciales, il voit sa clientèle augmenter en boutique. Il n’y a pas de secret, internet étant devenu un des moyens de communications privilégié par le plus grand nombre, une présence y est quasi obligatoire pour toucher un maximum de personne et développer une clientèle qu’on peut assimiler au phénomène de communauté.

Sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Instagram par exemple, le nombre (véritable) de followers indique l’intérêt du public pour une marque, un commerce, un personnage public. Ceci étant, chaque membre de la communauté n’est pas forcément un client (dans le cas des commerces) mais peut le devenir. Si un commerçant possède une page Instagram par exemple et publie régulièrement des photos de ses produits, le follower, à force de voir les produits en question, va potentiellement se rendre sur le site internet du commerçant si il en a un, et sera peut-être tenter par un produit ou service, ce qui ne serait par arrivé sans la présence du commerce sur le web.

Ceci étant, la digitalisation ne constitue pas l’unique moyen de communication et de fidélisation. En effet, la participation des commerçants aux animations locales (fête de la ville, etc.), les offres commerciales, la proposition d’une carte de fidélité, les opérations commerciales (réduction sur un produit ou service, un cadeau offert pour l’achat d’un produit ou service) peut tout aussi bien augmenter le taux de visite chez les commerçants.

Progressivement, je noue des contacts avec des commerçants, ces rencontres sont toujours très enrichissantes et me confortent dans mon projet. Cela prend un peu de temps, mais j’espère pouvoir poster prochainement des portraits de certains d’entre eux.


La semaine prochaine, petit article sur la commune de Marcoussis, ville du département de l’Essonne.

Sources m’ayant aidé dans la rédaction de cet article : www.cgt.gouv.fr (action cœur de ville), www.insee.fr (statistiques sur le commerce de proximité), chaîne YouTube de Télématin, (la désertification commerciale).


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

De belles adresses à partager, des questions, une demande de partenariat ? Contactez-moi !

Nom

E-mail *

Message *